Le métier de cariste tend à se professionnaliser

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Le métier de cariste tend à se professionnaliser

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Le métier de cariste tend à se professionnaliser

Aucun diplôme n'est obligatoire pour exercer cette activité, mais les caristes doivent posséder au moins le CACES. C'est un métier qui est au cœur du secteur de la logistique et qui revêt plusieurs aspects. 

En effet, si l'on prend une définition stricte, le cariste est la personne chargée de la « conduite des équipements de travail mobiles automoteurs et des équipements de travail servant au levage ». En clair, ce professionnel intervient dans les entrepôts et les plates-formes d'entreposage au volant des différents chariots nécessaires au stockage et au déstockage des marchandises. A cela s'ajoutent très souvent des tâches de préparation de commandes et de manutention.

Aujourd'hui, aucun diplôme officiel n'est obligatoire pour conduire les engins. En revanche, le Code du travail exige que l'employeur délivre au cariste une autorisation de conduite. Cette autorisation comporte trois obligations. D'abord, une visite médicale d'aptitude au poste souhaité. Ensuite, une obligation de formation et, enfin, une connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le ou les sites d'utilisation. Or, l'obligation de formation, qui est soigneusement contrôlée surtout en cas d'accident s'appuie sur le programme du CACES (certificat d'aptitude à la conduite en sécurité) délivré par des organismes certifiés testeurs. C'est pourquoi, la plupart des caristes possèdent le CACES, d'autant que beaucoup d'entre eux arrivent dans les entreprises via les agences d'intérim qui exigent l'obtention de ce certificat.

Le CACES se décline en trois catégories (1-3-5), chacune correspondant à des types de chariots. Il peut s'obtenir par une formation d'une semaine, mais il n'est valable que cinq ans et doit être renouvelé à l'issue de cette période. La formation comporte deux parties : la pratique, à savoir la conduite des différents modèles de chariots, et la théorie, principalement axée sur la sécurité et le respect des panneaux de circulation. 

Francisco Nunez avait obtenu le Caces il y a une dizaine d'années. En recherche d'emploi, il vient de le repasser afin de retrouver un poste de cariste. Et selon lui, la formation a évolué : « C'est devenu un peu plus compliqué. Il est nécessaire de prendre plus de précautions. Les consignes de sécurité sont plus importantes. C'est un métier qui demande de la vigilance. Il faut savoir quel chariot prendre en fonction de la charge et s'assurer que les palettes sont bien calées. » Une formation qui a dû s'adapter en effet aux évolutions techniques : les surfaces des entrepôts sont moins grandes qu'avant mais plus hautes et les manipulations sont donc différentes. Pour ce dernier, le niveau initial des caristes s'est plutôt amélioré. Mais il regrette que ce métier soit encore peu professionnalisant.

C'est pourquoi beaucoup d'organismes de formation proposent des formations complémentaires accessibles au niveau CAP, voire bac pro. Elles permettent de devenir préparateur de commandes par exemple. Car les besoins sont importants pour ces métiers qui sont constamment en recherche de compétences.